Et l’environnement...
Voici mes impressions à chaud immédiatement après le débat,
La formule
Ce n’était pas parfait mais c’était déjà beaucoup mieux qu’au débat fédéral. La raison en ait probablement que le nombre de personnes autour de la table était plus restreint, le fait que tout le monde soit dans sa langue maternelle et aussi que la moitié moins de thèmes ont été abordés. Résultat, les questions ont été abordées plus en profondeur. La formule n’est définitivement pas parfaite parce qu’à force de vouloir laisser la discussion ce faire, on a eu droit à des moments très cacophoniques. Les thèmes abordés étaient la santé, l’éducation, l’économie (les trois plus gros ministères) et l’avenir du Québec (important partout, mais essentiel au Québec). D’excellent choix, par contre, si on m’avait demandé mon avis, j’aurais définitivement ajouté l’environnement. Peut-être que les organisateurs ont pensé que la question se viderait de par elle-même dans les autres sujets, mais ce ne fût pas le cas et je trouve cela désolant. Surtout, que ça aurait été l’occasion idéale pour nos politiciens de prendre des engagements sur une économie du futur basée sur des investissements en des technologies vertes. Au sujet de l’absence de QS et des Vert tant qu’à y être je continue à croire que ce genre de formule n’aurait pas aidé au débat à moins que l’on accepte d’y aller pour 6 heures… Car s’il y a quelque chose qui était supérieur dans celui-ci vs le fédéral c’est bien les échanges formatés un contre un. Pas besoin de te dire qu’à cinq, ce serait interminable. Tu me diras qu’au moins on aurait parlé environnement, c’est vrai, que faire alors… À oui j’oubliais, j’ai trouvé les questions du public plus pertinentes.
Impression sur les débateurs
Mario Dumont ne pouvait pas descendre vraiment plus bas alors il a essayé de racheter sa place à l’opposition. Je l’ai senti très nerveux dès le départ conscient qu’il pourrait s’agir de son dernier débat. On a pu d’ailleurs l’entendre à quelques reprises approuver les idées de Jean Charest. Reste à voir si l’an et demi passé (perdu) à l’opposition officiel se fera oublier aussi facilement et si les Québécois vont vouloir replacer Dumont comme chef de l’opposition officiel maintenant qu’il semble prêt à travailler avec le gouvernement. Permet moi d’en douter. À moins qu’il soit en train de préparer un retour chez les libéraux advenant le cas d’une défaite plus cuisante qu’annoncée (si c’est possible). Malgré, ses brèves accolades libérales, Dumont est demeuré fidèle à lui-même c'est-à-dire un bon débateur simple et facile à suivre, mais surtout il a réussi à donner quelques bons coups.
Pauline Marois, moins habituée que les deux autres, à livrer une bonne bataille. En fait, si elle était la plus difficile à prédire avant le débat, elle est également la plus difficile à analyser. Je n’ai pas vraiment aimé sa manière lors de ses allocutions. Il y paraissait un peu trop qu’elle avait appris son texte. Mettons ça sur le compte de la nervosité et de toute façon c’est le contenu qui compte et pas le contenant. J’ai seulement peur que tous ne pensent pas comme moi. Plus le débat avançait et plus on se chamaillait, plus elle était à l’aise. Elle s’est très bien défendue contre les attaques concernant sa réforme scolaire (la lettre de Dumont) et ses coupures en santé, les deux fois renvoyant le fardeau de l’échec à l’administration Charest. Elle a même réussi à rappeler qu’elle seule avait déjà passé à travers une crise économique avec succès.
Jean Charest fidèle à lui-même, a été très bon débateur, réussissant à contourner certaines questions et tout en restant d’un calme ce qui selon les sondages lui a bien servi au près des électeurs depuis un an.
‘’La solution c'est de faire notre pays, mais d'ici là, nous pouvons faire des batailles ensemble’’ Pauline Marois, Débat des Chefs, 25 novembre 2008
J’ai hâte de voir les cotes d’écoute et les sondages.
Rémi
jeudi 27 novembre 2008
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